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30 Aoû 2013 - 01:28:37

FAQ suite

23. Est-ce qu'il y a des médicaments, mise à part les antidépresseurs, qu'on peut envisager de prendre pendant le sevrage?

Il en existe plusieurs. Et votre médecin pourra vous en proposer un ou même plusieurs. Encore une fois, le meilleur conseil qu'on puisse vous donner est d'y aller avec prudence et de faire des recherches attentives sur le médicament que vous envisager de prendre. En voici quelques uns:

Tegretol (carbamazépine): est un médicament anti-épileptique. Certaines études montrent que ce médicament pourrait réduire efficacement certains symptômes de sevrage physiques. D'autres études montrent qu'il est inefficace. Les témoignages concernant le Tegretol sont donc partagés.

Neurontin (gabapentine): est (premièrement) un antidouleur et est utilisé comme adjuvant des médicaments anti-épileptique. Le Neurontin a été utilisé pour soulager certains symptômes de sevrage. Les témoignages sont mitigés et trop peu nombreux pour en tirer des conclusions fiables.

Les bêta-bloquants (par exemple: le Inderal): ils peuvent aider aussi bien en cas de palpitations cardiaques et d'hypertension, que dans le cas de tremblements. Certains bêta-bloquants peuvent traverser la barrière sang/cerveau et peuvent donc être légèrement addictifs, bien que la littérature médicale officielle dise qu'ils ne le sont pas. Cependant, cette même littérature dit de ne pas cesser brutalement de les prendre. Ne prenez pas de bêta-bloquants à moins d'être sévèrement touché par un des symptômes cités plus haut. Et même dans ce cas, vous ne devriez les prendre qu'à la plus petite dose possible ou même qu'occasionnellement lorsque les symptômes apparaissent. Les bêta-bloquants ne réduisent pas directement l'anxiété, mais ils peuvent alléger certains symptômes physiques liés aux attaques de panique, ce qui, indirectement peut être lié à la réduction du niveau de l'anxiété.

Dans certaines études, il a été mentionné que la tiagabine (Gabitril) et peut-être aussi la prégabaline (Lyrica) pourraient aider lors des problèmes de sommeil et d'anxiété liés au sevrage. Cependant, aucun essai clinique n'a été fait à ce sujet et on ne sait pas dans quelles mesures ces produits pourraient être eux-mêmes à l'origine des symptômes de sevrage.

En pratique, aucun médicament supplémentaire n'est nécessaire pendant le sevrage lorsque la benzodiazépine est diminuée lentement.


24. Est-ce qu'il y a des médicaments que mon médecin pourrait me prescrire et qui seraient totalement inutile pendant le sevrage?

Oui, le BuSpar (buspirone) qui est couramment prescrit contre l'anxiété, est totalement inefficace pour alléger les symptômes de sevrage. Cette conclusion a été étayée par diverses études (par exemple: les travaux de la Prof. Ashton: Ashton CH Buspirone in Benzodiazepine Withdrawal, 1991 (=le buspirone pendant le sevrage des benzodiazépines, 1991)). De plus, la Prof. Asthon n'a jamais entendu parler d'un seul témoignage où des personnes ayant pris du buspirone pendant leur sevrage ont en tirer un quelconque bénéfice. Voici encore quelques produits qui n'ont montré que peu, voire pas de valeur dans les tentatives de sevrage: la clonidine (Catapres, un anxiolytique utilisé parfois dans le sevrage alcoolique), la nifedipine (Adalat) et l'alpidem.

25. Et que penser des plantes et autres remèdes homéopathiques? Est-ce que l'un d'eux peut aider à calmer les symptômes pendant le sevrage?

Peut-être. L'expérience de chacun en la matière est différente. L'acupuncture, les massages et la chiropratique 1 sont souvent cités, mais il n'existe que peu de données concluantes montrant leur efficacité dans le soulagement des symptômes de sevrage. Tout comme les plantes médicinales, les substances citées ci-après ont été mentionnées par une personne ou une autre comme ayant été occasionnellement utiles pour soulager les symptômes: La Valériane, le Kava Kava, le Millepertuis (St. John's Wort), 5HTP, SAMe (S-adénosylméthionine), la Mélatonine, le GABA, la Camomille et le Rescue Remedy*** (Remède d'urgence, Fleurs de Bach 2).

A quelques exceptions près, la majorité de ces produits se sont révélés utiles dans quelques cas seulement, alors qu'un certain nombre de personnes ont vus leurs symptômes de sevrage être exacerbés par la prise de un ou de plusieurs de ces substances. Parmi l'ensemble des produits cités, seuls deux se sont révélés utiles pour un grand nombre de personnes: Le thé à la Camomille et le Remède d'urgence*** (Rescue Remedy). Gardez à l'esprit que même si ces produits à base de plantes peuvent aider, elles ne fonctionneront que sur des symptômes légers. Par exemple: l'infusion de camomille pourra soulager d'une légère agitation, mais ne pourra pas vous sortir d'une grosse attaque de panique. Cependant, il existe des méthodes de respiration et de relaxation qui peuvent aider à atténuer les crises d'angoisse et les attaques de panique 3.

Il a été constaté que le Kava créait plus de réactions indésirables que les autres substances précédemment citées et c'est donc par conséquent le produit le moins recommandé de la liste. Cependant, des effets secondaires indésirables ou une inefficacité complète ont été rapportés par une personne ou par une autre pour tous ces remèdes à base de plantes. Les remèdes à base de plantes sont généralement peu ou pas réglementés. Occasionnellement, un rapport expliquant que ces substances contiennent des toxines est publié, mais, ces dernières années, c'est devenu très rare dans les pays industrialisés à cause de l'attention accrue des média sur les médicaments homéopathiques.

Il est aussi important de comprendre que ces plantes médicinales sont des médicaments. Ces plantes contiennent des substances organiques bioactives qui peuvent traverser la barrière hémato-encéphalique (barrière sang/cerveau) et agir sur votre cerveau comme les drogues de synthèse. En fait, de nombreux produits pharmaceutiques sont des versions synthétisées de substances bioactives naturellement présentes dans les plantes ou dans le corps des animaux 4. La différence est que vous obtenez une pureté plus élevée de la substance dans sa forme synthétisée que dans sa forme organique.

Les plantes peuvent aussi avoir des effets secondaires et des effets toxiques. Heureusement, la plupart des médicaments à base de plante sont très peu dosés en principe actif (faible puissance d'action) et ils sont bien tolérés et non-addictifs (ne provoquent pas d'accoutumance).

Cependant, il est important de commencé avec une faible dose et d'être très attentif aux réactions du corps quand vous prenez une remède à base de plante. Vous devez procéder de la même manière que si vous preniez un médicament de synthèse. D'une manière générale, vous allez rapidement savoir si vous tolérez une substance en particulier: Vous serez fixé très peu de temps après avoir commencé à prendre le produit et même souvent dès la première prise.

Cette FAQ n'est ni pour ni contre les remèdes à base de plante. Elle ne recommande ni positivement , ni négativement l'usage de médicaments à base de plantes pour les problèmes d'anxiété tels que le trouble d'anxiété généralisée (GAD) et le trouble panique (PD). Cette FAQ parle de la dépendance aux benzodiazépines et du sevrage et non des traitements alternatifs pour les problèmes d'anxiété. La seule opinion qu'on laisse entendre ici est que certaines personnes ont trouvé une forme de soulagement en utilisant certaines de ces plantes pendant leur période de sevrage. Un grand nombre de personnes, si ce n'est toutes, n'ont ressenti aucun soulagement en utilisant ces remèdes.

En règle générale, les médicaments à base de plantes sont plus sûrs à utiliser pendant le sevrage que les médicaments synthétiques. Par conséquent, vous feriez mieux d'envisager cette possibilité avant d'essayer un autre médicament synthétique potentiellement addictif (à l'origine d'une dépendance). Cependant, gardez à l'esprit que même si ces remèdes à base de plante peuvent vous apporter une certaine forme de soulagement, il n'existe pas de panacée en matière de symptômes de sevrage des benzodiazépines, seul le temps vous permettra de récupérer.


*** Rescue Remedy est un nom de produit.

26. Peut-on consommer de la caféine pendant le sevrage ?

Vous ne devriez absolument pas consommer de caféine pendant le sevrage des benzodiazépines. C'est un stimulant et il est connu pour aggraver les symptômes de sevrage. Si vous prenez de la caféine pour contrer vos migraines, essayez de trouver un autre remède ne contenant pas de caféine. Vous devriez aussi vous abstenir de consommer toutes autres formes de stimulants. Par exemple, évitez d'utiliser des médicaments décongestionnants non-sédatifs (non-drowsy decongestants) qui contiennent de la pseudo-épinéphrine, car cette substance est un stimulant qui peut augmenter le niveau d'agitation, ce qui est vraiment la dernière chose dont vous avez besoin pendant un sevrage.

27. Et la consommation de sucre pendant le sevrage?

Il existe un nombre considérables de preuves, sous forme de témoignages de personnes en sevrage, que le sucre exacerbe les symptômes de sevrage. Dans son livre “Free Yourself From Tranquilizers” (Libérez-vous de vos tranquilisants), Shirley Trickett indique que le sevrage des benzodiazépines provoque de l'hypoglicémie. C'est une théorie qui pourrait expliquer pourquoi le sucre peut poser des problèmes pendant le sevrage. Une autre explication pourrait être que le sucre stimule la production d'adrénaline: De la même manière que le sucre peut être à l'origine de l'hyperactivité des enfants, il peut être à l'origine d'une agitation accrue pendant le sevrage.

Quelle que soit la raison, il existe assez de preuves parmi les témoignages qui montrent que la consommation de sucre, surtout en grande quantité, peut grandement compliquer le sevrage.

28. Peut-on boire de l'alcool pendant le sevrage ?

Il n'est vraiment pas conseillé de consommer de l'alcool, même en petite quantité, pendant le sevrage des benzodiazépines. Un grand nombre de personnes disent que l'alcool est un sédatif qui devrait réduire l'anxiété, mais qui en fait aggrave les symptômes de sevrage et en particulier les symptômes de déréalisation 1 et de dépersonnalisation 2.

Même si vous trouvez que l'alcool a un effet calmant sur vos symptômes de sevrage, la consommation régulière d'alcool crée une toxicité qui va très certainement rallonger le processus de récupération. Et même si vous êtes capable de vous sevrer complètement des benzodiazépines en consommant régulièrement de l'alcool, ce qui est peu problable, il y a toutes les chances que vous ayez remplacé une dépendance par une autre.

29. Quels aliments puis-je manger ou dois-je éviter pendant le sevrage?

Tout d'abord, vous devriez boire beaucoup de liquide, probablement le double de votre consommation ordinaire. Certaines personnes pensent que cela peut accélérer le processus de récupération. Les preuves ne sont pas concluantes. Cependant, boire de grandes quantités de liquide aide à éliminer les toxines de l'organisme et est en général bon pour la digestion. Même si cela n'apporte pas de soulagement pendant le sevrage, boire beaucoup est en général une pratique saine.

Quant à la nourriture, il existe beaucoup de théorie sur ce qu'il faut ou ne faut pas consommer pendant le sevrage. Certaines personnes développent des fixations/obsessions sur leur régime alimentaire pendant leur sevrage et associent chaque nouveau symptôme de sevrage à ce qu'elles viennent de manger et en concluent que cet aliment doit être évité pendant le sevrage.

Dans son livre “Free Yourself From Tranquilizers”, Shirley Trickett (voir plus haut) recommande de suivre un régime hypoglycémique. Cela consiste à manger 3 petits repas par jour et de prendre au moins 2 à 3 collations espacées entre chaque repas. Le régime se compose des 3 nutriments suivants à consommer à parts égales: hydrates de carbone complexes, protides (protéine) et de lipides en y ajoutant très peu voire pas de sucres rapides.

Quelle que soit l'alimentation que vous jugez comme appropriée, le plus important est de manger sainement pendant le sevrage. Bien que les preuves concernant l'effet d'un aliment par rapport à un autre ne soit pas concluantes, il existe des preuves solides qui montrent que manger sainement facilite le sevrage. Vous pouvez voir ça autrement: quand vous mangez de la junk food (fast-food, pizza, chips, etc...), votre corps se rebelle et le fait savoir en vous causant un certain inconfort. Tout cela est vrai même en temps normal quand vous n'êtes pas en sevrage, alors c'est d'autant plus vrai en période de sevrage parce que votre corps est déjà en état de stress et traumatisé. Il est pratiquement certain que ce traumatisme sera aggravé par une mauvaise alimentation.

Il existe une grande variété d'opinions sur ce qui est une bonne alimentation pendant le sevrage et parler de toutes ces discussions dépasse le cadre de cette FAQ.

30. Je fume, dois-je arrêter pendant la période de sevrage?

La nicotine est la principale “drogue” contenue dans le tabac et bien que sa structure chimique et son mécanisme d'action soient différents de ceux des benzodiazépines, comme elles, elle est addictive et rend dépendant. Contrairement aux benzodiazépines, le principal symptôme de sevrage de la nicotine est l'état de manque. Cependant, d'autres symptômes, dont notamment l'agitation et l'insomnie, ont été signalés comme symptômes de sevrage lors de l'arrêt de la nicotine. Par conséquent, il est déconseillé de vous sevrer de la nicotine pendant le sevrage des benzodiazépines. Si vous envisagez d'arrêter de fumer (ce qui est toujours une bonne idée pour votre santé), il est préférable de le faire AVANT de commencer votre sevrage des benzodiazépines. Si vous n'y parvenez pas, il est préférable d'attendre d'avoir complètement récupérer de votre sevrage des benzodiazépines, avant d'arrêter de fumer.

La seule exception à cette ligne directrice concerne les femmes enceintes. Si vous êtes enceinte, il est essentiel que vous arrêtiez de fumer immédiatement. Le sevrage des benzodiazépines devrait également être fait pendant la grossesse, car il existe des preuves claires et évidentes que les enfants nés de parents dépendants aux benzodiazépines peuvent souffrir de symptômes “compatibles” avec des symptômes de sevrage des benzodiazépines. Si vous êtes dépendante d'une benzodiazépine et que vous attendez un enfant, un sevrage plus rapide que la normale est conseillé et souhaitable. Le sevrage pendant la grossesse, comme dans toutes les autres situations, doit être fait en concertation étroite avec un médecin qui connaît bien les problèmes liés à la dépendance aux benzodiazépines.


31. Est-ce que je dois faire du sport pendant mon sevrage?

Oui. Dans diverses études, il a systématiquement été constaté que les exercices aérobiques réduisent à la fois l'anxiété et la dépression. Un certain nombre de personnes pensent que la pratique d'exercices aérobiques peuvent même raccourcir la durée du sevrage.

Il est souvent difficile pour les personnes en sevrage de pratiquer des exercices aérobiques intenses, parce que ces derniers provoquent un afflux d'adrénaline qui peut accentuer les symptômes de sevrage. Dans certains cas, des personnes ont même rapporté avoir eu des attaques de panique après avoir pratiqué une activité aérobique violente. Si vous êtes incapable de pratiquer une activité aérobique intense, il est recommandé de vous engager dans des exercices avec un impact aérobique plus faible. La marche rapide est une très bonne forme d'exercice aérobique et certaines personnes ont rapporté avoir ressenti un effet calmant immédiat après l'avoir pratiqué. Les sports de moyenne intensité, comme la natation, sont aussi une très bonne option.

32. J'ai de terribles insomnies pendant mon sevrage, puis-je prendre quelque chose pour m'aider à dormir?

A ce sujet, les opinions varient. Bien que le fait de prendre des médicaments (en vente libre) ayant des propriétés sédatives, ne devrait pas ralentir le processus de récupération, de nombreuses personnes pensent que prendre pratiquement n'importe quelle autre drogue pendant le sevrage aggrave leurs symptômes. Cependant beaucoup d'autres personnes ont constaté que diverses autres médicaments synthétiques et organiques sont utiles dans les problèmes de sommeil. Ceci inclu, mais la liste n'est pas exhaustive, les antihistaminiques (comme le Benadryl (diphenhydramine)), la Dramamine (dimenhydrinate), la valériane, le 5HTP, la camomille, le lait chaud et la mélatonine.

Il est important d'être prudent quand vous décidez d'ingérer une substance psychoactive pendant votre sevrage, que celle-ci soit synthétique ou organique. Par conséquent, il est plus prudent d'éviter de prendre des somnifères si vous souffrez uniquement d'insomnies légères. Toutefois, si vous souffrez d'insomnie sévère, comme c'est souvent le cas à certaines étapes du sevrage, vous voudrez peut-être envisager de prendre un ou plusieurs somnifères, d'autant plus qu'une longue privation de sommeil peut aggraver fortement les symptômes de sevrage.

Cela va sans dire que vous ne pouvez pas prendre une autre benzodiazépine pour vous aider à dormir. Cela pourrait être efficace pour dormir, mais cela équivaudrait à augmenter votre dose et à inverser votre processus de sevrage. La même chose est vraie, à des degrés différents, en ce qui concerne les barbituriques, l'alcool, les opiacées et les narcotiques.

Vous devriez aussi éviter les médicaments sédatifs comme l'Ambien (zolpidem) et l'Imovane (zopiclone) qui sont chimiquement différents des benzodiazépines, mais qui agissent par des mécanismes semblables et qui ont les mêmes effets sur l'organisme.

N'importe lequel des produits sédatifs mentionnés plus haut (médicament sédatif en vente libre ou sédatif à base de plante) peut être utile. Cependant, il a souvent été observé qu'une tolérance aux effets sédatifs de ces produits peut rapidement se développer, y compris pour la mélatonine (par exemple). Il est donc recommandé d'alterner entre plusieurs de ces produits sédatifs, de sorte qu'aucun ne soit employé plus de deux à trois fois par semaine.

Il est important de noter que pratiquement tous les tranquilisants, y compris les antihistaminiques, peuvent produire des réactions paradoxales comme de l'agitation et peuvent augmenter l'insomnie chez certains utilisateurs. Si vous sentez qu'une des substances que vous prenez pour vous aider à dormir aggrave vos symptômes de sevrage, arrêter immédiatement de la prendre.

33. Qu'est-ce que je peux prendre pour gérer la douleur pendant le sevrage?

Beaucoup de personnes souffrent de douleurs musculaires et articulaires pendant le sevrage. Cela peut se produire à des degrés divers. Seulement une très petite fraction de personnes ont signalés des réactions contraires à la prise d'analgésiques en vente libre. Ceux-ci devraient être utilisés en premier recours. N'utilisez pas d'analgésiques prescrits sur ordonnance sauf si votre douleur est très invalidante.

34. Existe-il des médicaments qui peuvent compliquer le sevrage?

Il existe certaines preuves que les antibiotiques, en particulier les quinolones (par exemple, la Ciprofloxacin (Cipro)) peuvent compliquer le sevrage. Un nombre considérable de personnes en sevrage des benzodiazépines ont rapporté avoir eu des réactions contraires et des effets secondaires graves après avoir utilisé cette classe de médicament. Il existe des rapports similaires de personnes prenant encore ce médicament, ainsi que de personnes souffrant de symptômes de post-sevrage. Le fait que ces antibiotiques affectent le système nerveux central (SNC) explique certainement ce phénomème. Les personnes souffrant de symptômes de sevrage dus aux benzodiazépines (y compris de problème de tolérance), ont également tendance à avoir un système immunitaire affaibli. Certaines personnes ont même refusé de prendre des antibiotiques pour soigner une pneumonie, ce qui est déconseillé et potentiellement mortel. Toutefois, les antibiotiques ne doivent être pris par les patients sous benzodiazépines que lorsqu'il y a un risque vital. L'utilisation d'antibiotiques plus anciens qui n'affectent pas le système nerveux central (SNC) est toujours conseillé.

35. J'arrive bientôt à la fin de mon sevrage et mes symptômes sont toujours les mêmes et certains sont même pires qu'avant. Quand puis-je espérer voir une amélioration?

Il n'y a aucun moyen de le savoir. Parfois, les symptômes commencent à diminuer avant même la fin du sevrage, parfois les symptômes diminuent très peu de temps après la fin du sevrage et parfois, il faut attendre un certain temps après le fin du sevrage pour voir les symptômes diminuer.

Dans tous les cas, la chose importante à retenir est que le processus de guérison avance, qu'il soit immédiatement visible ou non, et que vous finirez par commencer à vous sentir mieux.

36. J'ai fini mon sevrage et je me suis senti vraiment mieux pendant un moment, mais depuis quelques temps, je suis à nouveau mal. Pourquoi?

C'est une expérience classique.La récupération du sevrage des benzodiazépines se fait par à-coups. Le fait que vous ayez érpouvé un certain soulagement pour un temps signifie que vous allez le ressentir à nouveau. Avec le temps, ces épisodes (douloureu) récurrents vont s'espacer de plus en plus et diminuer en intensité. Malheureusement, le sevrage des benzodiazépines vous laisse vulnérable au stress pendant un assez long moment et même une fois que vous avez presque complètement récupéré. Un grand nombre de personnes qui se sentaient remises de leur sevrage depuis plus de six mois ont soudainement ressenti des symptômes de sevrage intenses provoqués par des événements stressants et/ou traumatisants. Si longtemps après avoir terminé votre sevrage, vous continuez à souffrir des problèmes d'anxiété permanente, il est conseillé d'aller consulter un spécialiste. Cela ne signifie pas que vous ne souffrez plus de symptômes de sevrage. Cela signifie simplement que le but premier de vous sevrer est de trouver d'autres méthodes moins toxiques pour gérer vos problèmes d'anxiété.


37. Qu'est-ce que le syndrome de sevrage prolongé?

Le syndrome de sevrage prolongé est un phénomène dont il n'existe pas une définition simple et unique. Un grand nombre de personnes, y compris presque la moitié de la communauté médicale, n'ont aucune expérience de la dépendance aux benzodiazépines et donc ne comprennent pas ce phénomène et ne reconnaissent aucune forme de syndrome de sevrage persistant au-delà de 30 jours.

Une partie du problème vient du fait que le médecin moyen rencontre très peu de personnes présentant une grave dépendance aux benzodiazépines et quand il en rencontre, il interprète (diagnostique) souvent mal les symptômes présents. Une autre partie du problème vient des statistiques. En effet, ces dernières montrent que 70% des personnes dépendantes aux benzodiazépines sont capables de se sevrer en moins d'un mois. Cependant, il est important de comprendre que cette statistique inclut un grand nombre de personnes qui n'ont pris des benzodiazépines que pendant quelques semaines ou quelques mois. En réalité, pour les personnes qui ont pris des benzodiazépines pendant des années, la durée normale de sevrage se situe entre 6 à 18 mois. Pour les médecins qui n'ont vu que peu de personnes se trouvant dans ce cas de figure, le scénario est vu comme “prolongé” étant donné, que pour eux, les symptômes de sevrage ne persistent pas au-delà de 30 jours (comme c'est le cas pour pratiquement toutes les autres classes de médicaments).

Pour les victimes qui s'en sont sortie et les quelques médecins qui comprennent vraiment ce qu'est la dépendance aux benzodiazépines, il est clair qu'une période de 6 à 18 mois est nécessaire pour se sortir d'une grave dépendance aux benzodiazépines. Voici la définition large que ces personnes donnent au syndrome de sevrage prolongé:

Le syndrome de sevrage prolongé est un ensemble de symptômes (significatifs, invalidants et continus (symptômes qui ne sont pas mineurs et qui n'apparaissent pas seulement de temps en temps)) qui persistent après plus d'une année d'arrêt complet de la drogue (des benzodiazépines).

Une des vraies ironies ici est que pendant que les “ignorants” débattent pour savoir si le scénario très commun d'une période de sevrage de 6 à 18 mois est un phénomème réel, il y a un débat au sein des victimes qui s'en sont sortie et des médecins spécialistes de l'addiction pour savoir si le syndrome de sevrage prolongé (symptômes persistant au-delà de ~ 18 mois) existe vraiment. La plupart des personnes connaissant bien la dépendance aux benzodiazépines croient que le syndrome de sevrage prolongé existe.

La Prof. Ashton et beaucoup d'autres pensent que ce phénomème est réel. Quelles en sont les causes, pour l'instant, nous ne le savons pas. Cependant, il y a deux choses qu'il faut garder en tête concernant le syndrome de sevrage prolongé.

Premièrement, même si vous faites partie des personnes ayant développé une dépendance grave, la probabilité statistique que vous souffriez d'un syndrome de sevrage prolongé est assez petite: probablement moins de 1 sur 10. Si cela fait plus de deux ans que vous vous êtes sevré et que, occasionnellement vous souffrez de symptômes légers, il ne s'agit pas de syndrome de sevrage prolongé: C'est le cas le plus fréquent. Si vous souffrez de symptômes importants et invalidants au-delà d'une année après l'arrêt, on parlera de syndrome de sevrage prolongé: ce n'est pas fréquent, mais pas impossible.

Deuxièmement, gardez à l'esprit qu'il n'existe aucune preuve que le syndrome de sevrage des benzodiazépines soit permanent et reste à jamais. Même dans les rares cas où les symptômes de sevrage persistent pendant des années, ils diminuent au fil du temps jusqu'à disparaître.

Comme pour votre sevrage, ne vous préoccupez pas de savoir si vous allez souffrir ou non du syndrome de sevrage prolongé. Vous n'en souffrirez probablement pas et même si cela arrive, c'est quelque chose qu'il faut gérer quand et si ça arrive.

38. Est-ce que je devrais suivre un programme en 12 étapes comme celui des narcotiques anonymes pour m'aider à me sortir de mon addiction/de ma dépendance aux benzodiazépines?

C'est un choix personnel et les opinions varient considérablement au niveau de la communauté des personnes qui sont en voie de rétablissement ou se sont rétablies (recovery community). Certains estiment que les personnes ont une dépendance aux benzodiazépines ne sont pas des toxicomanes. Ce sont plutôt des personnes qui ont pris leurs médicaments en suivant les instructions fournies par leur médecin. Ce sont des personnes qui se sont vues prescrire ces médicaments pour des problèmes médicaux spécifiques (physique et/ou psychologique). Ce sont des personnes qui n'ont jamais dépassé la dose recommandée, qui n'ont jamais connu de “hauts” ou des intoxications par la drogue et qui n'ont jamais eu une envie particulière (craving) pour cette drogue. C'est là que le terme “toxicomane accidentel” (accidental addict) trouve son origine. Souvent, les personnes qui ont ce profil trouvent que les programmes en 12 étapes comme celui proposé par les narcotiques anonymes (NA) ne sont pas adaptés à leur cas, parce que ces programmes sont destinés à conditionner les gens à éviter les comportements abusifs. Les personnes souffrant d'une dépendance aux benzodizépines sont souvent à la recherche de soutien et de conseils sur la façon de gérer leur syndrome de sevrage et non d'une formation sur la façon d'éviter les abus de drogue.

D'autres encore estiment que non seulement ces programmes les ont aidés, mais qu'en plus ils les ont gardés en vie et que sans eux, ils ne seraient plus là. Il est important de noter qu'un pourcentage important de personnes dépendantes des benzodiazépines présentent des schémas d'abus (des comportements de type addictif). Les signes les plus clairs de ces comportements “addictifs” est la prise de doses allant bien au-delà de la dose prescrite par le médecin et/ou des antécédents d'abus d'autres drogues (prises avant ou pendant la consommation de benzodiazépines). Le programme en 12 étapes des NA est peut-être le plus approprié pour les personnes de cette catégorie.

Un élément que certaines personnes ont trouvé utile pendant la processus de sevrage est la spiritualité. Par exemple, une connexion avec une certaine forme de puissance supérieure. D'autres personnes ont trouvé que le programme en 12 étapes des NA les a aidé à comprendre l'importance de la spiritualité. D'autres encore ont trouvé leur propre forme de spiritualité sans l'aide d'un tel programme.

39. Qui est la professeure Heather Ashton?

La Professeure C Heather Ashton MD 1, FRCP 2 est une pharmacologue britannique (experte en médicaments psychiatriques) qui dirigeait le clinique de sevrage des benzodiazépines de Newcastle, en Angleterre, de 1982 à 1994. Durant ces années, elle a aidé plus de 300 personnes à se sevrer des benzodiazépines avec un taux de succès élevé. Son diplôme de Docteur en Médecine (MD) est un doctorat en médecine de l'Université d'Oxford. Un de ses articles (http://www.benzo.org.uk/ashbzoc.htm) est une observation des résultats obtenus avec ses 50 premiers patients. Dans cette étude, seuls trois patients ont rechuté, les autres se sont sevrés obtenant des résultats à long terme variés, mais plutôt positifs. La Professeure Ashton est sans doute l'une des sommités mondiales en ce qui concerne la dépendance aux benzodiazépines et le rétablissement (après consommation de benzodiazépines).

La Professeure Ashton a presque toujours fait passer ses patients au Valium (substitution), à moins, biensûr, que le Valium soit la drogue à laquelle ils sont dépendants. Elle recommande également de faire un sevrage très lent.

Elle a écrit un manuel pour les victimes des benzodiazépines. Il est disponible sur Internet à l'adresse suivante: www.benzo.org.uk/manual/index.htm . Ce manuel est une excellente source d'informations pour quiconque souhaite commencer un processus de sevrage. La Professeure Ashton n'est pas la seule experte sur le sujet, mais elle est une des plus compétentes. Elle est bien plus informée que l'auteur (de la FAQ).

40. Est-ce qu'il y a d'autres sources d'informations qui pourraient m'être utiles pour comprendre ma dépendance aux benzodizaépines et le sevrage?

Oui, il y en a beaucoup. Veuillez vous référer aux pages suivantes de ce site:

* Comprehensive Links Page:
* Support & Contacts:
* Benzo Books & Others Resources:
* Professor Heather Ashton:
* Doctors & Experts:

Nous encourageons le lecteur à faire ses propres recherches, car il existe certainement encore plus de documentation pertinente à ce sujet, que ce soit sur papier ou sur Internet.



Fin de la FAQ.
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http://sevragebenzo.sosblog.fr/benzo-survivant-b1/FAQ-suite-b1-p65.htm

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